/.23__$ "Le plus clair de mon temps je le passe à l'obscurcir."__Boris Vian

Je n'ai besoin de personne
, juste du monde entier.

Ses bras qui ne m'enlacent plus m'étouffent. Je ne sais plus vers qui me tourner et cette inavouable torture me brûle le coeur jour après jour. "C'est comme s'il était plein et qu'il fallait qu'il déborde", mais même les larmes n'apaisent plus. C'est le point de non retour, pas celui duquel on n'a plus la force de revenir, non, celui qui vous surveille et vous chérit tellement que vous ne voulez plus le quitter. Je me persuade que j'ai besoin d'être seule, mais en réalité je ne le supporte plus. Je n'ai plus envie de rien, et pourtant tout m'évoque de la jalousie et du désir. Je ne veux plus parler à personne, et pourtant certains mots résonnent comme une délivrance. La vérité c'est que je n'ai plus personne à qui me raccrocher assez fort pour ne pas me casser un os à chaque pas. Mes vers et ma prose, fruits de mes entrailles, ne veulent même plus faire ce chemin douloureux à mes côtés : peut-être celui qui mène vers l'abandon de sa fierté, de son orgueil. Aujourd'hui il me semble que c'est tout ce qui me reste, mais sûrement que demain le dégoût dans l'âme, je m'en voudrai d'avoir tout foutu en l'air par amour propre. Et il ne me reste plus rien pour oublier... Et il ne me reste plus rien à quoi me raccrocher. C'est terminé, je n'ai plus rien qui me fasse penser à autre, chose plus personne. Mais c'est normal, et après tout je n'ai besoin de personne.

# Posté le mardi 20 janvier 2009 17:58

/.22__$ "La vie vaut-elle d'être vécue ? L'amour vaut-il qu'on soit cocu ? Je pose ces deux questions Auxquelles personne ne répond."__Boris Vian

/.22__$                             "La vie vaut-elle d'être vécue ? L'amour vaut-il qu'on soit cocu ? Je pose ces deux questions Auxquelles personne ne répond."__Boris Vian
__Indécente impression que celle de se sentir seule jour après jour lorsque l'on est au final tant entourée. La décadence d'âme et d'esprit détruit ce semblant d'hémoglobine qu'il me reste pour vivre, et reconstruit ces bribes de sentiments incandescents qui servent à me torturer et me pousser peu à peu vers la sénilité la plus totale.
__Je ne veux pas y penser, je ne veux plus y penser. Je ne veux plus prononcer un seul mot me concernant. J'aurais voulu que ça se passe autrement que ce que j'avais prévu pour une fois... J'aurais voulu réagir d'une autre façon.
__La peur de fermer les yeux m'a gagnée. Je ne peux plus m'endormir tranquille en pensant faire de beaux rêves ensoleillés; je le vois partout, je me réveille en sursauts cauchemardesques et je tombe du lit dans les environs de 4h18...
__"Mes jours sont des nuits blanches" disait Pauline Croze. Une magnifique phrase qui commence à prendre tout son sens en ce moment. Ces jours à errer sans but, même le plus petit me tuent à chaque pas de plus. Je ne me supporte plus c'est affreux.
__Le froid revient, et avec lui cette odeur insupportable de solitude au plus profond de la nuit. Je ne supporte juste plus de me parler à moi-même, pour ne pas parler aux autres de mes réflexions surréalistes et quasi méprisables, comment pourrais-je parler de ces choses-là avec d'autres personnes que mon cahier ?
__Je n'ai pas envie d'être le fardeau que l'on porte à bout de bras; ni la rabat-joie qui rappelle sans arrêt qu'elle est là. Je n'ai pas envie de devenir cette fille-là que plus personne n'apprécie... Alors je me ferai discrète, et si plus personne ne vient me chercher, eh bien peut-être le diable aura-t-il pitié de moi.
__Comment dire tous ces mots pour qu'ils ne disent plus enfin "regarde comme je suis faible !" mais plutôt "regarde comme je ne peux me décider à tourner la page" ? Et après tout pourquoi risquer d'être mal comprise ? Pourquoi ne fermerais-je pas ma gueule pour une fois ? Pourquoi ne pas prendre sur moi et peut-être enfin passer pour quelqu'un de mature, et qu'il comprenne que je n'ai pas fait ça contre mais pour lui ? Et sûrement qu'il sera plus heureux ainsi... Evidemment.
__Je me suis battue pour récupérer certaines personnes. Je me suis battue pour en remonter d'autres... Et même si ça n'était souvent rien, ou seulement des mots du moins, je crois que j'avais réussi... Mais n'a-t-on jamais fait ce geste à mon encontre ? Ca serait hypocrite de dire que personne ne m'a jamais aidée à aller mieux... Mais est-ce que quelqu'un a déjà fait les premiers pas vers moi lorsque tout devenait hors de contrôle ? Je n'en ai pas le souvenir... Je me vois simplement courir derrière ceux qui s'en vont...
__Ce soir je me demande juste ce que je suis en train de faire de ma vie. Entre mon inactivité musicale et poétique, j'ai l'impression de marcher dans la voie normale chaque jour de plus où je me lève. Je n'aime pas ça mais je subis. Je subis comme le ferait la perdante que j'ai toujours été. La perdante qui lui a dit "A la prochaine" et celle qui n'arrive même plus à se battre pour ses idéaux...

/. You Got The Silver____Keith Richards {The Rolling Stones}

Bien avant qu'on se soit connu,
Bien avant qu'on se soit parlé,
Bien avant que je t'aie vu nue,
Je savais déjà que je t'en voudrais.

Bien avant qu'on se soit déçu,
Bien avant qu'on soit des déchets,
Bien avant ce goût de déjà-vu,
Je savais déjà qu'on y resterait.

Que personne ne sortira d'ici,
Que personne ne retiendra la nuit,
Qu'on ira pas tous au paradis.

Bien avant l'heure,
de la cigüe.
Bien avant l'heure,
des Adieux.
Bien avant qu'on s'aime
Tu ne m'aimais plus.

Bien avant qu'on se soit brisé,
Bien avant qu'on soit des vendus,
Bien avant que je t'ai renié,
Je savais déjà qu'on était vaincu.

Bien avant qu'on se soit cogné,
Bien avant qu'on ait du vécu,
Bien avant que tu te fasses soigner,
Je savais déjà qu'on était perdu.

Et que personne ne sortirai d'ici,
Et que personne ne retiendrai la nuit,
Qu'on ira pas tous au paradis.

Bien avant l'heure,
de la cigüe. ( A vérifier )
Bien avant l'heure,
Des adieux.
Bien avant qu'on s'aime
Tu ne m'aimaies plus.

Bien avant qu'on se soit perdu,
Oui, bien avant qu'on ait rien gagné,
Bien avant le coup de massue.
Je savais déjà, tout ce que je sais.

Bien avant qu'on soit des pendus,
Bien avant qu'on soit des regrets,
Bien avant que tout soit fichu,
Je savais déjà,
Que tu t'en foutais.

/. Bien Avant____Benjamin Biolay {Trash Yéyé}


























Amicalement Vôtre...†
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# Posté le samedi 04 octobre 2008 14:18

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 16:04

/.21__$ "Les cigarettes ont au moins le charme de vous laisser inassouvi"__Oscar Wilde {Le Portrait De Dorian Gray}

/.21__$                             "Les cigarettes ont au moins le charme de vous laisser inassouvi"__Oscar Wilde {Le Portrait De Dorian Gray}
__J'aurais tellement de choses à dire que plus un mot ne sort...
__Je ne peux me résigner à me dire que tout va bien, pourtant qu'est-ce qui ne va pas ? Mais après tout ce n'est pas parce que rien n'est mauvais que tout va bien... Du moins je crois. Dans tous les cas je ne suis pas bien, ou peut-être tout simplement pas à ma place. J'en viendrais presque à souhaiter reprendre vite le lycée pour que revienne une certaine stabilité, du moins je l'espère car je vais en avoir besoin. Je stresse, sans arrêt. Ca n'arrête plus. Pourquoi ? A vous de me le dire... Je ne trouve pas une seule raison valable pour être stressée un début Août de vacances tranquilles... J'ai juste peur que ça soit le doute qui me gagne et que cette période me rende peu à peu lunatique et de moins en moins fiable (également viable).


_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

__"It's over"... Non pas tout à fait. Mais l'agonie de notre relation est déjà en train de ronger les sentiments qui me remplissaient il y a de ça peu de temps. Et il paraitrait que c'est moi l'hypocrite... Non je ne peux plus supporter ça, soit on assume, soit on ne fait rien. Après avoir entendu ce discours-là tu me donnes envie de gerber très sincèrement. C'est vrai que moi je ne parle pas beaucoup, mais pour dire des conneries pareilles vaut mieux fermer sa gueule. J'ai plus envie de me battre pour quelqu'un qui ne s'est en fait jamais soucié de la merde noire dans laquelle je me mettais tous les jours, bien que je sache que lui aussi risquait beaucoup de choses, ça n'empêche qu'il ne se souciait que de ça. Ca me rend malade de voir que des nuits durant j'ai réfléchi à quelle serait la meilleure solution pour que lui ne souffre pas, alors que quand lui se retrouve face au problème il n'est capable de penser qu'à sauver sa petite personne. C'est vrai qu'il a fait pas mal de choses pour moi, et ça je lui en serai toujours redevable car l'ingratitude est certainement bien le seul défaut que je n'ai pas, mais faire tout ça de bien pour ensuite risquer de m'enfoncer et d'enfoncer quelqu'un qui m'a énormément aidée, alors ça je ne l'accepterai pas. Je ne serai pas méchante, et je ne l'ai pas été, car la décision que je viens de prendre c'est lui qu'elle sauve en fin de compte, et même ça il ne veut pas le comprendre. Eh bien tant pis pour lui, je ne lui souhaite pas de souffrir, bien au contraire, mais c'est tant pis pour lui. Il pourra me traiter de ce qu'il veut je n'y répondrai pas, j'encaisserai, tout ce que j'espère c'est qu'un jour il ait assez mûrement réfléchi pour comprendre mon geste. Putain quand j'repense qu'il lui a menti en la regardant dans le fond des yeux, qu'il a tout nié alors que j'étais à côté, et qu'elle est la personne qui lui a évité qu'un autre lui détruise sa vie. Putain mais c'est qui ce gars qui joue avec les personnes de mon entourage ?! Qu'il soit odieux envers moi ça passe encore, mais alors qu'il se foute ouvertement de la gueule de quelqu'un qui est comme ma soeur et qu'il en plus l'a sorti d'une merde noire, ça, ça ne passera jamais !
__C'est fini...Tout est fini !





"Enfant, j'ai rêvé l'amour; jeune homme, la gloire; homme, la tombe, -ce dernier amour de ceux qui n'en ont plus."

/.Gustave Flaubert__$
[Mémoires d'un Fou]




























Amicalement Vôtre ...†
Définitivement Solitaire ...†
Hat(e)__$

# Posté le samedi 09 août 2008 08:33

Modifié le vendredi 15 août 2008 17:47

/.20__$ "Nous ne sommes jamais aussi mal protégés que lorsque nous aimons"__Sigmund Freud

/.20__$                             "Nous ne sommes jamais aussi mal protégés que lorsque nous aimons"__Sigmund Freud

/.Chapitre 33__$
__"Il faut lire, il faut lire...
__Et si, au lieu d'exiger la lecture le professeur décidait soudain de partager son propre bonheur de lire ?
__Le bonheur de lire ? Qu'est-ce que c'est que ça, le bonheur de lire ?
__Questions qui supposent un fameux retour sur soi, en effet !
__Et pour commencer, l'aveu de cette vérité qui va radicalement à l'encontre du dogme : la plupart des lectures qui nous ont façonnés, nous ne les avons pas faites pour, mais contre. Nous avons lu (et nous lisons) comme on se retranche, comme on refuse, ou comme on s'oppose. Si cela nous donne des allures de fuyards, si la réalité désespère de nous atteindre derrière le "charme" de notre lecture, nous sommes des fuyards occupés à nous construire, des évadés en train de naître.
__Chaque lecture est un acte de résistance. De résistance à quoi ? A toutes les contingences. Toutes :
__Sociales.
__Professionnelles.
__Psychologiques.
__Affectives.
__Climatiques.
__Familiales.
__Domestiques.
__Grégaires.
__Pathologiques.
__Pécuniaires.
__Idéologiques.
__Culturelles.
__Ou nombriliaires.
__Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même.
__Et, par-dessus tout, nous lisons contre la mort.
__C'est Kafka lisant contre les projets mercantiles du père, c'est Flannery O'Connor lisant Dostoïevski contre l'ironie de la mère ("L'Idiot ? Ca te va ressemble de commander un livre avec un nom pareil !"), c'est Thibaudet lisant Montaigne dans les tranchées de Verdun, c'est Henri Mondor plongé dans son Mallarmé sous la France de l'Occupation et du marché noir, c'est le journalisme Kauffman relisant indéfiniment le même tome de Guerre et Paix dans les geôles de Beyrouth, c'est ce malade, opéré sans anesthésie, dont Valéry nous dit qu'il "trouva quelque adoucissement, ou plutôt, quelque relais de ses forces, et de sa patience, à se réciter, entre deux extrêmes de douleur, un poème qu'il aimait". Et c'est, bien sûr, l'aveu de Montesquieu dont le détournement pédagogique donna à noircir tant de dissertations : "L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté."
__Mais c'est, plus quotidiennement, le refuge du livre contre le crépitement de la pluie, le silencieux éblouissement des pages contre la cadence du métro, le roman planqué dans le tiroir de la secrétaire, la petite lecture du prof quand planchent ses élèves, et l'élève de fond de classe lisant en douce, en attendant de rendre copie blanche..."


Voici mon premier chapitre coup de coeur du livre qui me tient à coeur en ce moment et dont vous découvrirez le titre à la fin de cet article. En copiant ce chapitre 33 la télé m'a joué un mauvais tour si je puis dire : branchée sur la 2, où passe en ce moment les plus belles nuits de On n'est pas couché, et sur ce Ruquier annonce une chanson de Grand Corps Malade, "Comme Une Evidence"... J'avais depuis longtemps oublié de l'écouter, pourtant Elle m'avait bien dit de le faire. Les frissons m'ont gagnée, et je n'ai plus pu m'arrêter de trembler... Les larmes ont coulé, comme pour me sortir de l'inconscience... Comme pour me faire voir la vérité en face : pour me montrer que, peut-être bientôt, Elle me laissera sur le bord de la route en train de vomir mes tripes de rage et de colère ...*

/.Chapitre 40__$
__Il faut lire : c'est une pétition de principe pour des oreilles adolescentes. Si brillantes soient nos démonstrations... rien d'autre qu'une pétition de principe.
__Ceux d'entre nos élèves qui ont découvert le livre par d'autres canaux continueront tout bonnement à lire. Les plus curieux d'entre eux guideront leurs lectures aux fanaux de nos explications les plus lumineuses.
__Parmi ceux "qui ne lisent pas", les mieux avisés sauront apprendre, comme nous, à parler autour : ils excelleront dans l'art inflationniste du commentaire (je lis dix lignes, je ponds dix pages), la pratique jivaro de la fiche (je parcours 400 pages, je les réduis à cinq), la pêche à la citation judicieuse (dans ces précis de culture congelée disponibles chez tous les marchands de réussite), ils sauront manier le scalpel de l'analyse linéaire et deviendront experts dans le savant cabotage entre les "morceaux choisis", qui mène sûrement au baccalauréat, à la licence, voire à l'agrégation... mais pas nécessairement à l'amour du livre.
__Restent les autres élèves.
__Ceux qui ne lisent pas et que terrorisent très tôt les radiations du sens.
__Ceux qui se croient bêtes...
__A jamais privés de livres...
__A jamais sans réponses...
__Et bientôt sans questions."

Comme un savant mélange d'A. et de B. ... Certains comprendront, et d'autres non ! Pourtant j'ai pas franchement l'impression de leur ressembler. Je voudrais être quelqu'un d'autre, m'échapper de cette réalité qui me poursuit si souvent à travers la nuit, me traque jusque dans l'inconscient de mes rêves et me réveille en un sursaut. Ou peut-être affronter tout ce qui me causerait du tort plus ou moins dans l'immédiat, et enfin pouvoir me dire que je suis quelqu'un... Car toute la question est là, pour l'instant elle n'est pas de savoir qui je suis, mais si je suis quelqu'un. Parfois j'aimerais me prendre une grande claque histoire de voir ce que je vaux dans la réalité, mais la peur de ne pas être à la hauteur de ce genre de choses me ronge petit à petit, et jour après jour ...*

/.Chapitre 50__$
"En argot, lire se dit ligoter.
En langage figuré un gros livre est un pavé.
Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage."















Comme Un Roman
Daniel Pennac
Amicalement Vôtre ...†
Hat(e)__$

# Posté le samedi 02 août 2008 19:51

Modifié le mardi 05 août 2008 18:46

/.19__$ "Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle ?"__Racine {Andromaque}

/.19__$                             "Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle ?"__Racine {Andromaque}
_____"Y yo que pensaba que no me importaba" ... Cette phrase-là doit bien être celle qui résume un peu tout le merdier sentimental qui m'occupe depuis quelques jours. Je commence à te connaitre, bien, très bien, depuis quelques mois, alors je me demande si toutes mes inquiétudes sont bien fondées, si des faits réels sont là pour les appuyer... Je les cherche, et c'est lorsque que je la vois te pardonner toutes tes conneries et être là juste à côté de toi après tout ça, que je les trouve mes preuves. Son amour me fait une belle jambe sérieux, et quant au Tien, enfin plutôt le Nôtre, j'ai l'impression que tu le dissipes petit à petit sous des tas d'épreuves inutiles et sans grande valeur. Alors je m'efforce de passer outre et j'attends ces petits moments de bonheur lorsque l'on se retrouve tous les deux et que ton coeur est enfin à l'unisson du mien, et pas en charpie dans les mains d'une autre... Et souvent la réalité sort son flingue et me tire une balle dans le genou et me fait redescendre de notre idylle qui aura bientôt 2 mois dans une dizaine de jours. Alors je lutte mais les faits sont là : certaines choses ont bien changé... Et pourtant quand on est tous les deux on dirait que c'est de plus en plus intense et de plus en plus vraisemblant à chaque fois, ça j'ai du mal à en doûter d'ailleurs ! Mais il y a des paroles, des mots et des regards que je n'arrive plus à capter... Et pour le coup je paranoie, je prends la place que tu as déjà occupé une ou deux fois dans notre relation, et je tremble, je bois pour oublier que tu es tout près en train de discuter avec elle, je vomis mes tripes de haine et de frustration, je comate... Et je me fais réveiller en sursaut par la peur du futur qui revient au galop : Et j'en pleure.
____Le lendemain je me dis que l'alcool c'est vraiment pas bon pour ma santé et je dis que j'arrête la vodka et la bière (ouai ok : jusqu'à la prochaine !), j'essaye de m'enlever les mauvaises pensées de la veille, mais les rêves quelque peu bizarres n'arrangent pas les choses. Alors je tente de faire le point avec moi-même, j'en déduis certaines idées qui ne sont pas toujours réjouissantes, mais je sais pertinemment que dans le cas présent c'est avec toi que je devrais discuter et non avec moi-même. Pour le coup je te fais un mail plutôt direct mais qui a le mérite de pas être chiant et pas réellement méchant quand on y pense (pas du tout d'ailleurs), mais comme à ton habitude tu le lis et n'y réponds pas; je ne t'en veux même pas, juste un peu d'amertume au fond de la gorge, mais je sais que je n'ai pas le droit de te reprocher ce genre de choses (pourquoi au fait ?! ça reste un mystère...). J'ai l'impression que j'ai tout foutu en l'air alors que je n'ai rien fait pour une fois, c'est très déstabilisant comme sensation je dois avouer...
____Ca apparait vraiment comme une évidence à mes yeux que tous les deux ça promette d'être long... Très long et constructif, le genre de relation qui ne sert pas à rien en fin de compte ! Et quand j'te regarde dans les yeux certains jours je comprends mieux cette chanson que je ne connaissais pas assez finalement et qui commence par "Je suis à tes pieds, Ton visage est de marbre. Ton coeur est ailleurs mais La Vie Est Parfaite...". Et là tout de suite je me rends compte que je n'arrive pas à finir cet article sur une note positive, alors peut-être finirai-je juste avec un "Je T'aime", le plus pur qui soit ?!




/.Vodka . & . Paranoia__$


















Amicalement Vôtre...†
Hat(e)__$

# Posté le dimanche 13 juillet 2008 12:47